Présentation

Chant – Claire Zalamansky
Accordéon/piano – Alexis Kune
Dramaturgie/mise en scène – Elsa Granat
Lumières – Véronique Forest
Décor – François Delauney
Costumes – Marion Moinet

Production – Artsolis Production
Co-production – Théâtre Antoine Vitez à Ivry-sur-seine

©LesSoeursChevalme

Sur la route d’une très ancienne diaspora, de Grenade à Salonique , en passant par Paris, Amsterdam, ou Istanbul, Claire Zalamansky poursuit son parcours initiatique. Après avoir redonné souffle et vie à des chants oubliés d’une lointaine Espagne, le « cancionero » judéo-espagnol, elle se lance aujourd’hui sur les traces de Renée Lebas, chanteuse française d’origine juive roumaine, née et morte à Paris, en 2009. Cette grande voix de la chanson française régna avec Piaf, sur le tout Paris musical des années 50, quitta la scène en pleine gloire, en 63, l’année où Piaf disparaissait.

Renée Lebas, celle qui d’un formidable coup de cymbales, fit passer la musique yiddish pour de la chanson française, point d’orgue d’un véritable « klezmer français », selon l’expression de son grand complice, Charles Aznavour.

Pour Claire Zalamansky, l’occasion est trop belle, elle saute le pas. Renoue avec sa propre histoire. Le yiddish, elle ne le parle pas. Matière à rire et à broder ! « Tire, tire l’aiguille, ma fille » chantait Renée Lebas. De fil en aiguille, se balader, du point de départ au point de croix, de l’asile à l’exil, d’une identité à l’autre. Du klezmer au musette. De la rive droite à la rive gauche. Et Paris, toujours, comme horizon. Tire l’aiguille ! Maillage de deux existences en résonance. La voix de Claire au travail, à la recherche d’un nouveau souffle, d’un timbre, d’une fréquence, la sienne propre, pour s’accorder au répertoire d’une Diva !

Les Artistes

CLAIRE ZALAMANSKY

Chanteuse

©PierreSoubeiran

A 11 ans, Claire Zalamansky voit pour la première fois le film Noces de sang de Carlos Saura, sur l’écran miteux de la salle des fêtes… L’Espagnol ?! elle le parle depuis toujours, l’Andalousie, elle ne l’a jamais quittée ! Issue du « yiddishland » par ses origines paternelles, elle découvre à 20 ans le répertoire séfarade au hasard d’un cours de chant. Elle prend sans hésiter l’autoroute du sud, sur le chemin d’une très ancienne diaspora qui va de Grenade à Salonique.

Et d’eau de vie en raki, c’est à 30 ans, autour d’un pastis du Bosphore, que Claire Zalamansky rencontre Gilles Andrieux. Et trouve enfin l’orient de sa boussole ! S’en suivront d’autres rencontres avec des musiciens cosmopolites et inspirés. Notamment, le chanteur Paco Ibañez qui l’a rejointe sur son premier album.

Ay Petenera, son dernier spectacle a été soutenu par le Théâtre d’Ivry-Antoine-Vitez. Avec Gilles Andrieux, au saz, ney et kemençe et Marie-Ange
Wachter au violoncelle. Mise-en-scène Marina Tomé. Résidence de reprise à la création, en mars 2015. Aujourd’hui Claire Zalamansky se lance sur les traces de Renée Lebas, chanteuse française d’origine juive roumaine, née et morte à Paris en 2009 et entame une nouvelle aventure musicale.

TIRE L’AIGUILLE, ma Fille! création en résidence au Théâtre d’Ivry-Antoine-Vitez en mai 2018. Musicien Alexis Kune, accordéonniste et pianiste. Mise en scène Elsa Granat. En marge de sa carrière de chanteuse, Claire Zalamansky produit épisodiquement, mais toujours avec passion et pour la plupart avec succès, des documentaires sur France Culture.

ALEXIS KUNE

Accordéoniste, Pianiste, Création musicale, Arrangements

Après des études d’Histoire et de commerce Alexis Kune se consacre essentiellement aux mondes du spectacle, de la chanson et de la musique juive notamment en tant qu’accordéoniste et coordinateur artistique du duo Mentsh qu’il a fondé. Avec ce duo, Alexis a réalisé l’album To tantz or not to tantz.

Côté théâtre, Alexis fût activement impliqué dans le spectacle musical Haïm, à la lumière d’un violon de Gérald Garutti. Il a également composé la musique de la pièce Le Suicidé de Nicolaï Erdman mis en scène par Léa Schwebel.

Côté chanson, Alexis a signé les arrangements et la supervision musicale du spectacle Le Film de Philippe Katerine actuellement en tournée dans toute la France.

Alexis est également conférencier sur les musiques juives au sein au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme et anime des concerts rencontres sur l’accordéon à la Philharmonie de Paris. Aussi, il présente une émission mensuelle sur la musique yiddish sur Judaïques fm. On a pu entendre Alexis Kune notamment aux côtés de Jacques Higelin, Arthur H, Philippe Katerine, David Krakauer, Anouk Grinberg, Mélanie Doutey, Charles Berling….

ELSA GRANAT

Metteuse en Scène

Formée par Christian Benedetti au CNR de Marseille, elle fait la rencontre déterminante d’Edward Bond à l’occasion d’un stage à la Friche de la Belle de Mai. À Paris, elle complète sa formation auprès de Jean-Pierre Garnier au sein de la Classe Libre promotion XXVIII.

En tant qu’actrice elle joue sous la direction de C. Benedetti (L’Amérique, suite de B. Sbrljanovic, Trois soeurs et Oncle Vania), S.Catanese (Caligula), S.Shao (Feydeau etc. Théâtre national de Pékin, Lyceum Shanghai), B.Porée,(Andromaque, Platonov; Méphisto; La Trilogie du Revoir),A.Ubaldi (La Chambre de Médée). Auteur dramaturge et metteur en scène elle travaille avec Aurélie Van Den Daele (Dans les veines ralenties), Lola Naymark (Pourtant elle m’aime), Guillaume Barbot (La Nuit je suis Robert De Niro). Au sein de TOUT UN CIEL, elle crée Mon Amour Fou, monologue repris en Novembre au Théâtre de la Cité Internationale et le Massacre du Printemps au Théâtre Studio.

Note d’intention

Par Elsa Granat, Metteuse en Scène

Le spectacle traite des influences de la musique klezmer dans le répertoire populaire de la chanson française d’après-guerre. Renée Lebas est une chanteuse emblématique de cette période. D’origine juive roumaine, proche de Lemarque et d’Emer, elle a choisi d’interpréter des chansons issues du répertoire Yiddish au sortir de la guerre.

Dès que l’on s’approche du parcours de cette grande chanteuse, ce qui saute au yeux c’est l’influence décisive de la guerre sur la carrière et la vie de cette femme. Avant la guerre, elle fait partie des groupes de chanteurs/poètes/acteurs engagés dans l’idéal communiste. L’identité juive n’est pas au coeur de leur préoccupation. Quand vient la guerre, elle s’exile en Suisse, son père et sa soeur sont pris dans la rafle du Vel d’hiv. Sa soeur en
réchappe et son père est assassiné en camp de concentration.

Quand nous avons découvert la chronologie de son répertoire, nous avons mis en lumière le fait que les chansons aux accents traditionnels dataient toutes d’après-guerre. Que sur ce répertoire entrainant dansait la France libérée. Une salle de bal dressée sur un charnier.

Le titre, Tire l’aiguille, ma fille!, à l’origine chanson de mariage, s’adresse aujourd’hui à la chanteuse Claire Zalamansky. Cela sonne comme un encouragement à tirer le fil de sa propre histoire, traversée elle aussi d’engagement communiste et de déportation. Aujourd’hui ce sont les enfants des survivants qui chantent ce répertoire. Pourquoi Alexis Kune, accordéoniste, est-il devenu spécialiste de la musique yiddish? Pourquoi pour Claire veut réouvrir ce chapitre dont sa grand-mère n’a jamais parlé? Peut-être parce que le vide est toujours là, au creux des lignées. Les descendants restent choqués, ahuris d’être là, sans pouvoir véritablement s’imaginer ce qu’il s’est passé.

On pense tout savoir de cette période, mais quand cette grande histoire fracture l’ossature de toute une famille, le questionnement devient une introspection imaginaire. C’est aussi ce trajet là que va dessiner le spectacle.

Actions Culturelles

Conférences Chantées

Quand la chanson française revient de loin.
Durée : 1 heure

Renée Lebas, mais aussi Francis Lemarque et leurs amis musiciens et paroliers, Glanzberg, Wal Berg, Eddy Marnay et surtout les pianistes Michel Emer et Emile Stern, donnent à la chanson française des accents d’Europe de l’Est. Leur horizon commun, le Paris de l’après guerre qui reprend des couleurs, le Paris cosmopolite, que l’on chante et magnifie, point d’orgue de tous les chants du monde. A Paris, chantait Francis Lemarque de son vrai nom Nathan Korb. Chanson carte postale aussi célèbre que la Tour Eiffel !

Avec Claire Zalamansky et Alexis Kune, se balader de la rive droite à la rive gauche, d’une identité à l’autre, du klezmer au musette.

Alexis Kune est accordéoniste spécialisé dans la musique klezmer et la chanson française. Par ailleurs, conférencier et présentateur de radio, il propose un itinéraire sur le thème de la métamorphose des mélodies. Dans une démarche interactive, en grande connivence avec le public, à partir d’exemples ludiques et concrets, il donne à entendre les origines juives du répertoire de Renée Lebas et de chansons célèbres comme Padam, Je cherche après Titine…

DATES

Le 3 Avril 2018 à 20h – Concert en appartement

Le 6 Avril 2018 à 12h – Mairie d’Ivry-sur-Seine

Le 13 Avril 2018 à 15h – Local Associatif

Partenaires

De la part de toute l’équipe, un grand merci à la Fondation de la Mémoire de la Shoah et à la Fondation du Judaïsme Français de nous soutenir dans le projet !

LA FONDATION POUR LA MÉMOIRE DE LA SHOAH

 

Depuis sa création, la Fondation s’attache à transmettre et à faire fructifier l’héritage plurimillénaire du judaïsme, dont des pans entiers furent anéantis durant la Shoah.

Soutenant le judaïsme dans sa diversité, la commission Culture Juive met l’accent sur l’éducation afin d’assurer la transmission de la culture juive à travers les générations. Elle soutient ainsi des programmes de formation des maîtres et des cadres de mouvements de jeunesse, et des projets pédagogiques pour les écoles juives ou les Talmud Torah.

La Fondation contribue plus largement au rayonnement de la culture juive dans la société en aidant des manifestations culturelles et des cycles de cours et de conférences pour le grand public. Elle accorde une place particulière aux initiatives mettant en lumière les langues et cultures yiddish et judéo-espagnoles.

Elle soutient enfin les études juives par le biais de bourses de recherche et en favorisant la traduction des grands textes de la tradition juive.

LA FONDATION DU JUDAÏSME FRANCAIS

 

La Fondation du Judaïsme Français occupe une place singulière dans le paysage des fondations et dans celui des institutions juives.

Par le nombre de fondations individualisées abritées, elle est la troisième fondation de l’hexagone, après la Fondation de France et l’Institut de France. Elle apparaît comme la première fondation collectrice de dons dans le cadre de la loi Tepa relative à l’ISF.

Elle est aussi une des rares fondations françaises investies dans un spectre très large d’activités, au sein duquel la culture joue un rôle éminent.

a Fondation du Judaïsme Français apporte son soutien moral et son aide matérielle à des initiatives associatives, individuelles, institutionnelles. Elle favorise la réflexion sur l’impact des évolutions culturelles, scientifiques, technologiques sur la société et le développement de la vie juive. Elle encourage l’innovation sociale et la création contemporaine. Dans sa démarche, transmission, culture et création vont de pair.

 

Un grand merci également à Lise Badach pour le soutien !

 

CONTACT

Artsolis Production

Jean-Michel Poullé
06.71.81.19.81
jm.poulle@artsolis.fr

Théâtre Antoine Vitez – Ivry-sur-Seine

Charlotte Chappeday
01.46.71.27.51
chappeday@theatreivryantoinevitez.fr